Vie nocturne, gastronomie, hébergement, les alentours de Belém

Vie nocturne, gastronomie, hébergement, les alentours de Belém
Vie nocturne, gastronomie, hébergement, les alentours de Belém

Vie nocturne

Il y a deux pôles essentiels pour sortir le soir à Belém, la Estação das Docas avec ses alentours, dont le Forte do Presépio, puis la zone des quartiers centraux et résidentiels de Campina, Reduto et Umarizal. D´une façon générale, ce sont les bars qui dominent la vie nocturne, on y va pour l´ambiance, la musique, la drague et même pour boire ! Beaucoup sont spécialisés dans la bière, boisson preférée des Brésiliens.

Dans la vieille ville et du côté de la Estação das Docas, la brasserie Amazon Beer propose des bières artisanales, en plus bien sûr des classiques internationales, c´est aussi un endroit pour déguster de bons plats locaux. De 17h00 à minuit en semaine, et de 12h00 à 02h00 le samedi et dimanche. Un peu plus loin, juste à côté de la catedral da Sé l´un des hauts lieux de la vie nocturne de ce quartier est le Bar Palafita, une maison sur pilotis qui est le style de la région. Le deck s´avance sur la baie, ce qui permet aussi d´y admirer le coucher de soleil et s´y rafraîchir le soir avec la brise qui vient du large. Tous les jours de la semaine le style de musique change, et c´est le vendredi qu´on y joue le carimbó (rythme local) et la samba. Tous les jours de 12h00 à minuit.

Juste à côté du Theatro da Paz, l´un des plus anciens bars de la ville, le Bar do Parque, est une bonne option si l´on veut rester à l´air libre. On peut aussi y manger et y grignoter, cela toute la journée et jusqu´à 02h00 du matin. Fermé le lundi.

Dans le centre, quartier de Batista Campos, l´Espaço Cultural Boiúna n´ouvre que le soir, de 20h30 à 03h00 du matin. Fermé dimanche, lundi et mardi, sans charme mais connu pour sa bonne musique et l´un des rares endroits où écouter du jazz à Belém. Dans le même quartier, le Studio Pub est aussi un des bons restaurants de Belém, mais on y va pour sa musique pop-rock. Ouvert de 18h00 à minuit dimanche, mardi et mercredi, jusqu´à 04h00 du jeudi au samedi. 

Dans le quartier moderne de Umarizal, pour les soirées et bars nocturnes avec bonne musique et ambiance cool, il faut citer le Black Dog Pub, le Baviera Boutique Bar, et le Old School Rock Bar. Ce dernier est sans doute le plus animé, ambiance Rock n´Roll.

Terrasse du bar Palafita

Terrasse du bar Palafita.

Un des rares bars dansants et nocturnes dédié à la musique locale est la Lambateria. On y joue pratiquement que de la musique latine, mais surtout le carimbó, rythme de Belém qui est né de nombreuses influences, lambada, zouk et calypso. La lambateria est située dans le quartier de Reduto, à la limite de celui de Umarizal. Ouvert à partir de 21h00 et jusqu´à 04h00, jeudi, vendredi et samedi. Fermée les autres jours. Tout près de là, il faut citer la Casa do Fauno, un espace multiculturel (librairie, galerie d´art, boutique de mode…) avec bar et resto, et bien sûr des récitals, surtout de musique brésilienne. Ouvert du mardi au samedi de 18h00 à minuit.

La gastronomie et les ingrédients

Considérée comme la gastronomie qui a la plus forte identité au Brésil (avec la Bahianaise), la cuisine du Pará est directement influencée par les cultures indiennes de la région. Elle n´utilise pratiquement que des ingrédients amazoniens, dont les principaux sont à base de manioc et d´açaí. Le poisson et les crustacés y sont très présents, c´est ici qu´on doit déguster l´un des poissons d´eau douce des plus savoureux du monde, le filhote.

Le tacacá

Le tacacá

Parmi les principaux ingrédients, le Tucupi est sans doute le plus emblèmatique de Belém. On le reconnait immédiatement sur le marché Ver-o-Peso, c´est un liquide jaune souvent conservé dans des bouteille en plastique récupérés de sodas. Il s´agit du jus des racines de manioc, très acide il faut le cuire lentement afin qu´il évacu sa toxicité. Une fois cuit, son goût est unique et on l´utilise pour composer les sauces.

Le jambu est une plante amazonienne dont on consomme les feuilles. On la retrouve cuite (façon épinards) dans les plats en sauce avec le tucupi, elle sert aussi à faire de l´alcool, une cachaça. La maniçoba est la feuille du manioc. On la consomme cuite, et bouillie pendant plusieurs jours car toxique, puis triturée. On la consomme avec de la viande de porc, en général fumée. Le açaí, c´est ce fruit du palmier du même nom, typique de cette région amazonienne et qui a gagné le coeur des Brésiliens (voir texte sur ce blog). Mais à Belém il n´est pas la boisson énergétique que l´on consomme dans le reste du pays avec du muesli. Ici, c´est une sauce salée qui accompagne en général le poisson et la farine de manioc.

Racines de manioc, feuilles de jambu et bouteilles de tucupi

Racines de manioc, feuilles de jambu et bouteilles de tucupi

 Ce qu´il faut manger, ou goûter

Le pato no tucupi (canard en sauce de tucupi avec du jambu) est le plat le plus connu. Le tacacá, sans doute le plus indien des plats de Belém, il est généralement servi dans une petite calebasse et rappelle un peu une soupe asiatique, on y retrouve le tucupi et le jambu, avec de la gomme de tapioca et des crevettes séchées. On ne doit pas manquer les poissons amazoniens, le pirarucu, qui est le plus gros poisson d´eau douce du monde, et bien sûr le filhote, sans doute le plus fin et savoureux de tous les poissons d´eau douce. On consomme le pirarucu sous diverses formes, comme la morue le plus souvent car sa texture s´en rapproche, tandis que le filhote est souvent consommé en croûte de castanha do Pará (noix du Brésil), en sauce, grillé ou en ragoût. Dans les environs de Belém les mangroves sont abondantes, c´est donc le lieu idéal pour déguster les caranguejos (crabes de mangroves), soit farcis, casquinha, soit entier à la façon des tourteaux.

Enfin, la région est riche de nombreux fruits locaux, on doit les goûter frais, en jus ou en sorbets, notamment à base de castanha do Pará, de cupuaçu (cacao sauvage), de bacuri, muruci, graviola, uxi, taperebá, et bien sûr açaí.

Les restaurants de cuisine locale

Belém est bien équipé en restaurants, un secteur en pleine expansion depuis quelques années avec des grands chefs qui ont remis au goût du jour la cuisine locale. Il est impossible de tous les citer, mais on a le choix entre les petits restos populaires rapides, qu´on trouve un peu partout et notamment à Ver-o-Peso. Mais si on préfère un repas plus « classique » ou une bonne dégustation de mets locaux on choisira une bonne adresse.

Un des grands chefs de Belém, Thiago Castanho, est à la tête de deux restaurants, le Remanso do Peixe, de 11h30 à 15h30 et de 19h00 à 22h30, fermé dimanche soir et lundi. et le Remanso do Bosque aux mêmes horaires que le précédent et tous deux dans le quartier de Marco.

Dans le vieux Belém, entre la cathédale et la Casa das Onze Janelas, le restaurant Iacitata du chef Carlos Ruffeil propose la cuisine locale avec des ingrédients bios. De 12h00 à 15h00, lundi, mercredi et vendredi, 12h00 à 20h00 mardi et jeudi, sans interruption le samedi de 09h00 à 17h00. Fermé le dimanche.

Un des grands classiques est le Lá em Casa, il se trouve maintenant dans la Estação das Docas. C´est l´un plus anciens restaurants de Belém, aujourd´hui un peu dépassé par les jeunes chefs qui ont la vedette, mais ça reste une bonne adresse, d´autant que la vue sur la baie apporte une touche romantique au dîner. Ouvert tous les jours de 12h00 à minuit.

Île de Combu, restaurant sur pilotis

Île de Combu, restaurant sur pilotis

L´hébergement

Si Belém est bien équipé en restaurant, il l´est moins en hébergement. On a donc guère le choix entre les pousadas simples et les hôtels de chaine, l´hôtellerie de charme ne s´y est pas développée. On doit alors se concentrer sur la localisation, avec 71 quartiers, la ville est étendue mais les meilleurs endroits pour se loger sont réduits. Dans le secteur de Ver-o-Peso, quartier de Campina et Reduto, on est proche des points touristiques du vieux Belém. Pas trop de souci dans la journée, mais c´est désert la nuit, si on choisi d´y rester mieux vaut se déplacer en taxi le soir.

Des quartiers un peu plus éloignés peuvent être une bonne option, comme Marco ou Nazaré. Sinon, il y a un bon compromis avec le quartier de Batista Campos, aux abords de la Praça da República on trouve quelques hébergements. Actuellement, le quartier à la mode, qui est aussi le plus sûr, est Umarizal (moderne et résidentiel). En revanche, on évite les quartiers qui sont derrière Nazaré et baignent le rio Guamá, mieux vaut se rapprocher de ceux qui bordent la baía de Guajará.

Les alentours de Belém

Situé dans le delta de l´Amazone, les îles ne manquent près de Belém. La plus proche et la plus fréquentée est celle de Combu, beaucoup y ont une maison pour le week-end, c´est aussi la sortie favorite du dimanche avec de nombreux restaurants sur pilotis (photo ci-dessus). L´île de Combu n´est qu´à 15 minutes de bateau de Belém, départ de la Praça Princesa Izabel dans le quartier de Condor. Les week-ends il y a des départs très fréquents, c´est plus difficile en semaine, mais c´est aussi plus tranquille. L´idéal est de négocier avec un  petit bateau, souvent une barque à moteur, ça permet d´éviter la foule. Il y a aussi des mini croisières auprès des agences et des hôtels, tout dépend de son temps et de son budget. En trois heures de temps on peut tout découvrir. Le canal principal est bordé de restaurants sur pilotis, cuisine locale et vue ambiance jungle, c´est simple mais pas bon marché.

Si on a du temps pour faire un peu de balnéaire, l´île fluviale de Mosqueiro est surprenante avec ses 17 km de plages et ses vagues. Pourtant c´est de l´eau douce ! Elle se trouve à 70 km de Belém en direction de l´océan et de la baie de Marajó. On s´y rend en autocar, il faut compter 1h30 de trajet.

Police militaire sur l´île de Marajó

Police militaire sur l´île de Marajó

L´île de Marajó, située à 2 ou 3 heures de bateau de Belém, est la plus grande île fluviale du monde. Avec plus de 40.000 km² elle est de la taille de la Suisse. En réalité, il s´agit d´un archipel fluvial, dont l´altitude maximale est de 40 m au dessus du niveau de la mer, à la saison des pluies les trois-quarts de l´île sont inondés. Marajó est connue pour ses ibis rouges (photo en haut de page) mais aussi pour ses buffles, au dernier recensement en 2016 l´île en comptait 530.000, ce qui est équivalent à la population humaine de l´île. Le buffle est donc omniprésent, même la police patrouille à dos de buffle !

On va à Marajó pour découvrir son environnement, un mélange de marécages, de mangroves et de forêt équatoriale, mais aussi de plages. Depuis Belém, il existe des navettes régulières de bateaux pour la ville principale, Soure, ou encore Salvaterra, la seconde ville de Marajó. Le bateau-mouche, appelé ici catamarã, fait le trajet en deux heures (coût de la traversée autour de 14 Euros). Le bateau traditionnel fait le trajet en 3h30 pour la moitié du prix du catamarã. On peut aussi faire le trajet en petit avion monomoteur, intéressant pour une vue d´ensemble, mais moins pittoresque.

Sur place, l´idéal est d´opter pour un hébergement à la ferme, cela permet de découvrir l´élevage de buffles et l´environnement. Il y a plus de choix à partir de Soure, et il est conseillé de réserver à l´avance car il y a peu d´hébergements sur l`île.

Marajó est aussi connue pour sa culture ancestrale, de nombreux sites archéologiques ont été mis à jour, c´est d´ici que provient la céramique marajoara, que l´on peut voir à Belém (au musée Goeldi et dans le Forte do Presépio).

Le climat, meilleure période

Belém et ses alentours se trouvent en région équatoriale, la ligne de l´équateur est à moins de 300 km au nord de Belém, il y pleut donc beaucoup, et même tous les jours en saison des pluies, c´est à dire en décembre et avril. La meilleure saison va de juin à novembre, c´est la période la plus sèche, octobre étant le mois le moins pluvieux. Quant aux températures, elles sont chaudes toute l´année mais n´excèdent qu´exceptionnellement les 32 degrés, la moyenne étant de 26,8 avec une pluviométrie annuelle de 2.889 mm.

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