Découvrez Salvador de Bahia

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Découvrez Salvador de Bahia

Première ville et première capitale du pays, fondée en 1549, Salvador de bahia est le lieu où tout a commencé. C’est ici que le Brésil est né, de ce carrefour des mondes où les Portugais faisaient le bilan de leurs conquêtes lors de leurs escales de retour des Indes, d’Extrême- Orient et d’Afrique. Aucune autre ville ne ressemble à Salvador, cette cité est unique, sa culture, ses fêtes, sa gastronomie, et sa nonchalance aussi ; qu’on adore ou qu’on y perde ses points de repères, Salvador ne laisse jamais personne indifférent…

Voici quelques informations pratiques pour profiter au mieux de cette ville :

Quelques données

Salvador est la capitale de l’Etat de Bahia, situé dans la région Nordeste du Brésil. Elle est aujourd’hui peuplée de trois millions d’habitants. Salvador se trouve à 1.670 km de Rio de Janeiro, 1.979 km de São Paulo, 1.508 km de Brasilia, et 828 km de Recife, sa concurrente en tant que capitale régionale.

Située à 8 m (moyenne) au dessus du niveau de la mer, Salvador s’étend sur près de 700 km² et possède plus de 50 km de plages. La ville s’avance presque comme une péninsule entre la baie de Tous les Saints et l’océan Atlantique. Son climat est tropical avec des températures moyennes qui oscillent entre 22° et 30° tout au long de l’année. Les périodes pluvieuses s’étendent d’avril à juillet, mais il n’y pleut que très rarement plusieurs jours de suite, en réalité il pleut surtout la nuit, on peut donc visiter Salvador toute l’année. Pour un séjour purement balnéaire, on préférera la période d’octobre à mars, plus propice à la baignade.

La ville se divise en 160 quartiers et quelques îles de la baie, mais l’immense majorité consiste en quartiers populaires éloignés du centre ville. Les quartiers intéressants pour les visiteurs se résument au centre historique, quelques quartiers résidentiels et de plages, ils sont présentés ici :

Largo et église de São Francisco, au coeur du Pelourinho.

Le centre historique

On le connait surtout sous le nom de Pelourinho, ce qui correspond en réalité à la partie centrale de la vieille ville. Mais il y a d’autres quartiers historiques comme Carmo et Santo Antonio, qui dans le prolongement du Pelourinho sont aussi des points touristiques puisqu’on y trouve des restaurants, bars et hébergements. L’ensemble est classé au Patrimoine Mondial par l’Unesco, une grande partie des édifices, maisons, villas, églises, etc, date de l’époque coloniale.

Il faut bien l’avouer le Pelourinho est incontestablement ce qu’il y a de plus intéressant à salvador, en tout cas pour le tourisme. Un séjour de 2 ou 3 jours permet de découvrir les points essentiels de la ville et c’est dans ce quartier historique que se trouve la plupart des musées et églises. Il y a bien sûr les incontournables, comme le cathédrale, située sur la place Terreiro de Jesus, datant de 1657, ou encore  l’église de São Francisco (début 18ème), située au bout de la place Largo de São Francisco. Moins visitée mais qui vaut le détour, l’église Nossa Senhora do Rosario dos Pretos, située place du Pelourinho, est aussi connue comme l’église des esclaves, puisqu’elle a été construite en 1685 par la première confrérie d’hommes noirs et d’esclaves. A moins d’être un spécialiste, en général au bout de trois églises on en a assez, et si on veut vraiment se limiter à une, ce serait celle de São Francisco, pour son cloître et ses azulejos, mais aussi ses dorures et son style baroque.

Côté musées, le Pelourinho est aussi bien pourvu. Les grands classiques sont le museu Afro-Brasileiro, sur le Terreiro de Jesus, à deux pas de la cathédrale. On y trouve de belles pièces illustrant les origines africaines de la société bahianaise, comme des objets de culte du candomblé, ou encore des oeuvres d’artistes, comme les fresques sculptées de Carybé (artiste local). C’est dans ce même bâtiment, qui est l’ancienne faculté de médecine de Bahia, que se trouve également le musé de Arqueologia e Etnologia. Un peu plus loin, rua Gregorio de Matos, au numéro 33, le musée Tempostal présente la plus complète collection de cartes postales et de photos de la ville. Au numéro 45 de la même rue, c’est le musée Solar do Ferrão qui abrite une collection assez hétéroclyte d’objets locaux, dont des sculptures et des instruments de musique.

A deux pas de là, le musée Eugênio Teixeira Leal exhibe une belle collection d’ustensiles professionnels anciens et d’objets du quotidien, pièces de monnaie et billets brésiliens anciens.

Cloître de São Francisco

En quittant le Pelourinho vers l’ascenseur Lacerda, on passe devant la Casa da Misericordia, ancien hôpital religieux le bâtiment, l’un des plus anciens de la ville puisqu’il date du XVIIe siècle, abrite aujourd’hui un musée. Les visites sont guidées et un peu ennuyeuses, mais le bâtiment vaut vraiment la peine. Enfin, le museu de Arte Sacra, excentré et en dehors du Pelourinho (mais on y accède à pied en 15 minutes), est une des plus belles collections d’art sacré du pays. Le site est très beau et on ne s’y bouscule pas, car il est caché au fond d’une rue peu fréquentée.

Voilà pour les principaux musées du centre historique, il y en a bien d’autres mais ceux-là sont les plus intéressants.

 

Loger dans le centre historique

Le Pelourinho et les quartiers de Carmo et de Santo Antonio, concentrent une grande partie des hébergements de la ville, entre pousadas, hôtels et pensions de famille. Il est difficile de choisir et les prix sont très variables en fonction de la qualité de l’hébergement, de son emplacement et de ses équipements. Pour se repérer et ne pas se tromper il y a cependant quelques régles et points de repères. Par exemple, certaines rues sont très bruyantes, surtout s’il y passe des voitures (fort heureusement une bonne partie du Pelourinho est piétonnier). Dans ce cas, pour un hébergement plus haut de gamme il est préférable d’opter pour ceux qui possèdent une isolation acoustique (double vitrage).

Autre précaution à observer, beaucoup d’hébergements se « vendent » comme centre historique car ils y sont géographiquement situés, mais certains se trouvent aux abords dans des rues qui ne sont pas surveillées et mal sécurisées. Il faut savoir que seule la partie restaurée du quartier est bien sécurisée, en gros le centre du centre historique, dès qu’on s’éloigne de ce périmètre ça devient moins sûr, voire dangereux, surtout le soir et les week-ends quand les rues sont désertes et les effectifs policiers réduits.

Se loger dans le centre historique est la meilleure option si l’on choisi Salvador pour sa vie culturelle et son architecture. Tout peut s’y faire à pied, et il est très facile d’y trouver un taxi ou un bus pour se rendre dans les autres quartiers de la ville. Certains hébergements ont une vue sur la baie, surtout ceux de Carmo et Santo Antonio, la vue n’est pas toujours top car il y a en contre-bas les docks et l’horrible quartier de Comércio (moderne des années 60 en décrépitude). Mais ça devient très agréable quand il y a des terrasses dans les chambres, ou parties communes avec vue.

Le musée de Arte Sacra de Bahia.

Les achats dans le centre historique

C’est dans le Pelourinho que se concentrent une grande partie des boutiques de souvenirs. L’artisanat bahianais n’est malheureusement pas à la hauteur de la richesse culturelle de la région, on y trouve donc ni grande variété ni qualité. En revanche, on y trouve de nombreuses galeries d’art et d’ateliers, comme peintures, sculptures, instruments de musique, etc. Il y a également quelques joailleries où l’on propose surtout des pierres précieuses et semi-précieuses du Brésil. Le T-shirt et les tongues de la marque Havaianas sont très à l’honneur partout, ainsi que tout ce qui se réfère à la capoeira et aux divinités du candomblé, on retrouve tout cela à peu près à toutes les sauces, pas toujours inspiré mais c’est couleur locale ! Aux pieds de l’ascenseur Lacerda se trouve le marché d’artisanat, le Mercado Modelo, installé dans l’ancien bâtiment de la douane portuaire. On y retrouve tout cet artisanat local, la même chose qu’au Pelourinho.

 

Quelques conseils pour le centre historique

Quand on arrive dans le quartier on est souvent sollicité par des personnages très locaux, comme les Bahianaises en costumes folkloriques qui proposent une photo avec elles. Bien entendu ça n’est jamais gratuit, si on est d’accord pour ce genre de souvenir, mieux vaut demander le prix avant, les mauvaises surprises sont fréquentes. Même chose avec les vendeurs ambulants qui offrent des rubans de Bonfim (voir article sur ce blog) en cadeau. Rien n’est gratuit, n’oublions pas ! Éviter aussi les guides qui proposent leurs services dans la rue, ils sont souvent improvisés, non légalisés, n’ont aucune connaissance historique et pratiquent des tarifs souvent exorbitants. Donc, on se méfie et si vraiment on veut faire une visite guidée, mieux vaut s’adresser à une agence de voyage. Enfin, de faux professionnels « imposent » parfois leurs services, comme par exemple des massages ou « remise d’applomb », tout ça dans la rue, c’est à éviter à tout prix, à moins qu’on ait vraiment de la peine et qu’on pense faire une bonne action, malheureusement tout ce qu’on donne se transforme presque toujours en crack, un véritable fléau ici. A part cela, l’ambiance est bon enfant, les Bahianais sont gais, souriants et amicaux, avec les touristes ils sont toujours Amigo, il suffit juste de ne pas être trop naïf, il y a souvent un petit intérêt dans tout ça, cela n’empêche pas que de vraies relations sont possibles, mais rarement dans ce contexte.

Le Mercado Modelo

 

A suivre : la vie nocturne, où manger, la cuisine locale, les plages de Salvador… 

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