La Transat Jacques Vabre à Salvador de Bahia

La Transat Jacques Vabre à Salvador de Bahia
La Transat Jacques Vabre à Salvador de Bahia

Après 10 ans d’absence la Transat Jacques Vabre revient à Salvador de bahia. Cette 13ème édition a pris son départ ce dimanche 05 novembre au Havre, avec 39 bateaux et 78 skippers qui ont à parcourir 4.350 milles nautiques avant d’arrriver à Salvador de Bahia. Les premiers bateaux sont arrivés ce lundi 13 novembre, avec comme vainqueurs de la course les Français Thomas Coville et Jean-Luc Nélias à bord du Sodebo Ultim’. Ces champions de l’édition 2017 établissent un nouveau record, avec 7 jours 22 heures 7 mn et 27 secondes pour relier les deux ports. Les autres arrivées sont prévues tout au long de cette semaine.

 

Arrivée des vainqueurs à 07h59 du matin, ici l’entrée de la baie de Tous les Saints à Salvador.

Question : quel était le précédent record et pourquoi Salvador de Bahia ?

Bruno Guinard : le précédent record était de 10 jours et 38 minutes, il était détenu par Franck Cammas et Steve Ravussin avec le bateau Groupama. C’était en 2007, à l’occasion de la dernière course à destination de Salvador. Pour des raisons techniques, la Transat a changé de destination après 2007, mais en respectant toujours le thème du café, c’est à dire un pays ou une région productrice. Aujourd’hui elle revient à Salvador, capitale d’un Etat brésilien producteur de café.

Question : quel a été l’accueil sur place ?

BG : une des préoccupations était justement que la course passe inaperçue sur place. C’est d’ailleurs ce qui a du se passer pour les précédentes éditions puisque la transat a boudé Salvador pendant 10 ans. A l’époque l’accueil et l’organisation avaient été baclés et aussi bien la municipalité de Salvador que l’Etat de Bahia, n’avaient pas démontré d’intérêt pour cette course. Cette année, la municipalité s’est plus investit, l’accueil a été en grande pompe, même si quelques jours avant l’arrivée il n’y avait toujours aucune médiatisation de l’évênement.

Le centre nautique de Salvador où a lieu l’accueil de la Transat.

Question : la café est un produit important pour Bahia ?

BG : sur les 27 Etats du Brésil, 15 sont producteurs de café dont Bahia, qui est le quatrième du pays avec 2,1 millions de sacs en 2016. On est très loin derrière le premier producteur du Brésil, l’Etat de Minas Gerais, qui avec 29 millions de sacs, est responsable à lui tout seul de 25% de la production mondiale. Mais, si le café n’est pas une grosse production agricole pour Bahia, cet Etat se distingue surtout par la qualité, notamment ceux qui sont produits dans le massif montagneux de la Chapada Diamantina, au centre de l’Etat, ces dernières années cinq cafés de cette région ont gagné des concours internationaux. Comme le gros producteur Minas Gerais est un Etat sans sortie sur l’océan, la question d’y faire arriver la transat ne se pose pas.

Question : la Transat arrive près du centre de la ville, comment est organisé le port ?

BG : pour la plaisance et le transport de passagers, Salvador possède quatre sites pour l’accueil des bateaux et le transport maritime, la Marina, d’où partent les goélettes qui font les excursions dans la baie, le terminal des ferry qui font la traversée de la baie vers l’île d’Itaparica, le port du Terminal da França pour les gros paquebots de croisière, et le Centro Naútico où est arrivée la Transat Jacques Vabre. Ce dernier est aussi un terminal maritime pour les catamarans qui assurent le transport entre la ville et le Morro de São Paulo, petite station balnéaire au sud de la baie. Le centre nautique est en effet situé à deux pas de l’ascenseur Lacerda et face au Mercado Modelo, des points touristiques très emblématiques de Salvador.

Vue depuis la terrasse en haut de l’ascenseur Lacerda, en bas le Mercado Modelo et le Centro Nautico

Question : le centre historique est donc tout prêt ?

BG : l’ascenseur Lacerda mène effectivement au centre historique de Salvador, plus connu mondialement comme Pelourinho. Il s’agit d’un quartier historique, datant de l’époque coloniale et aujourd’hui classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco. C’est dans ce quartier et son extension vers les autres sites historiques de Carmo et Santo Antonio, que se trouvent une bonne partie des infrastructures touristiques de la ville, hébergements, restaurants, bar, musées, églises, agences de voyage, etc. Le Pelourinho est donc la carte postale de Salvador et de très loin son principal attrait. Sa restauration a commencé en 1992, depuis cette époque le quartier est devenu le centre de la culture bahianaise, avec ses groupes de percussions, dont le célèbre Olodum, ses écoles de capoeira, ses peintres et artistes divers, et bien sûr ses animations qui rythment le calendrier par des fêtes traditionnelles, le carnaval, les fêtes de la São João (saint Jean), qui durent presque tout le mois de juin, mais aussi la fête du quartier tous les mardis soir, et de nombreuses répétitions et spectacles musicaux. Bref, il se passe toujours quelque chose dans le Pelourinho !

Groupe de percussions Olodum dans les rues du Pelourinho.

 

A suivre : Salvador de Bahia, que faire, que voir, où manger, où sortir…

 

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