Menaces sur Boipeba (2/2) : Les pilleurs de paradis

Embarcation traditionnelle cova da onca

Ce matin là, les vrombissements qui se faisaient entendre de l´autre coté de la Ponta dos Castelhanos, attirèrent l´attention du jeune pêcheur Chico. Il ne s´agissaient pas des bruits de moteurs auquels il était habitué. Pourtant Chico en a entendu des moteurs dans cette paisible petite baie de São Sebastião, où il est né, et où, comme son père et son grand-père, il pêche depuis qu´il a l´âge de se tenir debout. Il en a vu passer des embarcations, des hors-bord de milionnaires aux goélettes pleines de touristes, il en a ri parfois, puis pleuré aussi, tant il n´aime pas que l´on dérange sa pêche. Pour lui un hors-bord ou une goélette de temps en temps n´est pas un problème, mais quand la mer devient embouteillée, que les millionnaires débarquent leurs jet-ski, et que les poissons disparaissent, c´est la colère qui l´anime…

Question : alors quelle est cette menace ?

Bruno Guinard : pour être précis il s´agit d´un complexe touristique, hôtelier et immobilier, qui va occuper 20% de l´île, sans parler des infrastructures annexes, comme route, marina et aérodrome. Autant dire que c´est près de la moitié de Boipeba qui sera touché par le projet. Celui-ci prévoit 69 parcelles sur lesquels des particuliers pourront construire des résidences, plus 2 pousadas (auberges) de 3 étages chacune auxquelles seront rattachées 25 maisons en système d´appart-hôtel,   plus 32 villas de grand standing de 10 mètres de hauteur, un terrain de golf (18 trous), des bâtiments pour les parties communes et techniques (restaurants, dépôts, maintenance, etc), une marina avec des quais pouvant accueillir 150 hors-bord, un aérodrome où il est prévu 250 vols par an (en réalité ce sera plutôt au moins un par jour), une route pour rejoindre le village de Velha Boipeba, plus des allées reliant les différents points du complexe, plusieurs piscines et équipements sportifs, et enfin toutes les installations pour l´approvisionnement en eau et électricité, dont aucune ne répond aux normes écologiques, tout comme le recyclage des déchets, qui selon les responsables du projet n´est pas de leur ressort ! Pour eux les déchets c´est l´affaire de la mairie de Cairu. Ça commence mal !

Question : des vrais écolos ces gens, connait-on l´impact sur l´environnement ?

BG : pour faire bonne figure ces « défonceurs » de l´environnement, se sont engagés à créer une réserve forestière de 346 hectares aux abords du complexe afin de protéger la forêt et les arbres fruitiers de la communauté de Cova da Onça ! Dans les faits ce genre d´engagement, par ici, ne dépasse jamais le stade du virtuel, sur le terrain on ne plante que des arbustes décoratifs, de la même taille que l´esprit de ces gens qui déboisent tout auparavant.

Ils s´engagent aussi à protéger les aires de nidification des tortues marines des plages qui bordent le complexe. Ça peut effectivement servir pour les tortues qui arriveront à se frayer un chemin au travers des 150 bateaux ! De toute façon ces engagements ne sont que de la poudre aux yeux, c´est toujours le même processus, on détruit tout, mais on s´engage à tout protéger… après coup.

Dans le projet il est prévu d´assècher 100 mètres de mangrove, et tout le monde sait  combien ce biotope est essentiel pour la faune marine puisque c´est un site de reproduction et sevrage de nombreuses espèces, principalement poissons, mollusques, et oiseaux.

Les 69 parcelles ont été tracées sans tenir compte de la réalité du terrain, certaines traversées par des ruisseaux qui sont sans eau en été, d´autres sur des terres boueuses et inondables, d´autres englobant des morceaux de forêt tropicale. Ces terrains, dans leur état naturel sont impropres à l´occupation humaine, il faudra donc les « transformer » en lieux constructibles et habitables, et cela n´est pas mentionné dans le projet. Tout comme il n´est pas dit non plus comment seront entreposés, transportés et traités les résidus, à cette question les responsables du projet remettent la responsabilité à la mairie de Cairu. La seule allusion aux déchets dans le projet concerne des fosses septiques qui seront creusées sous les constructions, mais aucune étude géologique n´accompagne le projet, on ne sait donc pas ce qu´on va trouver dans le sous-sol. Rien non plus sur l´approvisionnement en eau douce, on comprend qu´elle sera puisée dans les nappes phréatiques, que l´on sait pourtant très limitées puisqu´en été Boipeba manque d´eau. L´énergie quant à elle, proviendra du réseau classique, mais aussi de puissants groupes électrogènes pour pallier aux coupures fréquentes ; mais rien non plus sur le transport et le stockage du combustible pour les faire fonctionner. Aucun recyclage n´est prévu, car de toute façon, comme tout le reste, ce n´est pas l´affaire des investisseurs ! Ils transfèrent ces responsabilités à la fois à la mairie et aux futurs acheteurs des lots et constructions. Car la belle affaire pour les investisseurs c´est de construire et revendre, sur ce projet ce sont des promoteurs immobiliers, j´y reviendrai plus loin.

Question : et l´impact sur les habitants de Boipeba ?

BG : il faut parler d´impact socio-environnemental, car la communauté de Cova da Onça est directement touchée par cette implantation. D´une part, les concepteurs du projet estiment qu´autour de 1.900 personnes seront quotidiennement sur le site, ce qui comprend les employés, les touristes et les estivants, donc presque trois fois la population du village ! Bien sûr les investisseurs promettent des emplois aux gens du village, mais ceux-ci n´en veulent pas et l´ont exprimé très clairement lors de la première audience publique en 2014. Ces emplois ne sont de toute façon que pour des postes de femmes de ménage, de jardiniers, etc, aucun emploi bien rémunéré ou capable de faire passer les villageois dans une autre sphère de la société. Ils seront tout simplement les serviteurs des riches occupants du complexe, et cela tout en ayant perdu leur mode de vie traditionnel, directement lié à un environnement naturel, qui aura été lui aussi dévasté.

Bien sûr, on fait miroiter aux villageois que les clients du complexe permettront de multiplier les revenus des villageois car consommeront dans les quelques bars et restaurants, qui ne seront d´ailleurs pas suffisants pour répondre à la demande ! En gros, ça suggère que tous les habitants du village deviennent restaurateurs et tenanciers de bars ! Les femmes pourront aussi ouvrir des boutiques d´artisanat ! Bel avenir qui est proposé par ces maîtres à penser de la finance, ils ont seulement oublié qu´avec toutes les infrastructures du bord de mer qu´ils vont construire et le flux de bateaux, il n´y aura plus de poissons ni de fruits de mer pour approvisionner les restaurants du village. On connait la chanson, les pêcheurs ne pêchent plus et cela pour deux raisons, l´une qui est immédiate, la disparition du poisson, et l´autre, sur les générations futures et en supposant qu´un jour le poisson revienne, car il n´y aura plus personne qui saura le pêcher.

Enfin, le plus probable c´est de toute façon que les riches clients du complexe ne sortent pas pour consommer à Cova da Onça, qui ne correspond guère à leur profil.

pecheur cova da Onca

Pêcheur-restaurateur à Cova da Onça

Question : et qui sont ces affreux Jojos d´investisseurs ?

BG : des gens bien connus, tout d´abord Armínio Fraga, économiste et ancien président du Banco Central do Brasil (la banque centrale) qu´il a dirigé de 1999 à 2003. Ce passionné de golfe n´en est pas à sa première expérience avec les projets conflictuels. En 2003, dans le sud de Bahia, à Una, son hôtel de luxe (à l´époque 350 euros la nuit), la Fazenda da Lagoa, qui s´étend sur six millions de mètres carrés, a été pris d´assaut par les Indiens Tupinambas qui revendiquent ce territoire indigène. Armínio Fraga s´y était installé alors que cette terre était en cours d´incorporation par la Funai (ministère des affaires indiennes) à la réserve tupinamba.

Avant cela, en 2014, sur cette même propriété, le Ministère de l´Environnement avait suspendu sa licence environnementale pour ne pas avoir reboisé la forêt native comme il s´y était engagé pour obtenir la licence d´exploitation du terrain. C´est donc un personnage qui n´en a pas grand chose  à faire des communautés traditionnelles, ni de l´environnement, ni des lois d´ailleurs, puisqu´il semble penser qu´avec ses milliards tout est achetable et corruptible.

Spécialiste en investissements, il a travaillé pendant des années aux Etats-Unis pour la  Soros Fund Management LLC de l´homme d´affaires George Soros, où il était responsable des investissements à haut risque dans les pays émergents. Depuis 2008 il est à la tête du groupe brésilien de gestion de fonds Gávea Investimentos, qu´il a lui-même fondé en 2003 et dont les actifs sont aujourd´hui évalués à six milliards de dollars.

Sur ce projet de Boipeba, en associé on trouve aussi José Roberto Marinho, l´un des héritiers du puissant groupe Globo. José Roberto Marinho occupe actuellement la vice-présidence du groupe et aussi la présidence de la fondation de son défunt père Roberto Marinho. Une fondation privée et sans but lucratif, qui développe et finance, sur tout le Brésil, des projets éducatifs destinés à la sauvegarde et à la restauration du patrimoine historique, culturel, et naturel ; le projet de la Ponta dos Castelhanos serait-il en parfait désaccord avec la mission de sa fondation ?

Lui et deux de ses frères, comptent parmi les hommes les plus riches du Brésil, leur fortune personnelle est estimée à 17 milliards de dollars, c´est la famille la plus riche du pays.

Un autre acteur jusqu´ici plutôt discret mais néanmoins concerné par le projet, est la société Odebrecht, l´une des plus plus grosses entreprises brésiliennes, elle est spécialisée  sur les gros chantiers dans tout ce qui est travaux publics, mais aussi privés. Odebrecht est aussi présente dans beaucoup d´autres pays, et au Brésil on la retrouve pratiquement partout où se profilent de gros chantiers. Elle est aussi associée à la Gávea Investimentos (de Armínio Fraga).

Comme par hasard, cette socièté possède des terres sur l´île de Boipeba… En tout cas, Odebrecht, Armínio Fraga et José Roberto Marinho, sont associés dans plusieurs affaires au Brésil.

Parmi les autres associés, apparait Artur Bahia, homme d´affaires, personnage moins médiatique, mais très proche de Armínio Fraga, c´est lui et son épouse Mucky, artiste plastique et décoratrice, qui sont à l´origine du projet de la Ponta dos Castelhanos à Boipeba, tout comme celui de la Fazenda da Lagoa, aujourd´hui aux mains des Indiens tupinambas. Artur Bahia aurait déniché le site et effectué les contacts pour acheter les terres du futur complexe. Pour cela, il aurait beaucoup circulé du coté de Cova da Onça, essayant de se rapprocher de la communauté afin d´apparaitre comme un « bon copain ». Pendant ce temps et sans rien dire à personne, il rachetait les terres, pour 25 millions de Reais (8 millions d´Euros) à l´ancien maire de la commune de Valença, la ville la plus importante des environs.

Jose roberto Marinho

Jose roberto Marinho

Arminio Fraga

Arminio Fraga

Artur Bahia et Mucki

Artur Bahia et Mucki

Question : ces terres étaient donc à vendre ?

BG : c´est lá où commence l´imbroglio juridico-financier. Tout d´abord aucune des terres bordant la mer, donc aucune des îles du pays, ne sont des propriétés privées, car toutes appartiennent à l´Etat, ce qu´on appelle ici l´União (la fédération brésilienne), et cela pour usage de la marine nationale. Mais il est quand même possible de s´installer et d´exploiter ces terres, il suffit pour cela de passer contrat avec l´administration des biens de l´Union, c´est un système de concession renouvelable et non transférable sans repasser par un nouvel accord avec l´Union. Le premier problème ici, c´est que les terres ont été transférées aux nouveaux « propriétaires » sans en avertir l´Union. On peut aussi se poser des questions sur l´obtention de cette concession par l´ancien maire de Valença, mais c´est un autre dossier !

Artur Bahia a donc négocié et obtenu ces terres en sous-main. Il a ensuite passé contrat avec une société de consulting, Grael Consultoria, pour élaborer le projet. Et enfin, ce qu´il faut savoir aussi c´est que ces terres sont dans une réserve naturelle, a priori protégée.

Question : il est donc possible de construire dans une réserve protégée ?

BG : oui du moment qu´on s´engage à restaurer ce qui a été détruit et à respecter certaines normes environnementales. Dans les faits, une fois qu´on est implanté sur la réserve on y fait un peu ce qu´on veut, et de toute façon c´est une illusion de croire qu´il soit possible de restaurer l´environnement initial, en tout cas pas en urbanisant un site. Malheureusement, nous avons de nombreux exemples sur tout le pays, dont à Bahia des complexes hôteliers et immobiliers, sans parler d´autres réalisations d´infrastructures, qui ont été construites sur des sites naturels protégés. Hélas au Brésil on confond souvent l´abréviation Eco, Eco-tourisme, Eco-lodge, etc, en général ça ne veut pas dire écologie, mais économie.

Question : et les réactions des habitants de Boipeba ?

BG : c´est en avril 2014 que les habitants de Boipeba ont été informés du projet, ou plutôt ont été mis au pied du mur, puisqu´aucun d´entre eux n´a jamais été consulté. Une réunion publique a été convoquée par les concepteurs du projet, la société Grael, pour annoncer officiellement le lancement du projet touristisque et immobilier, dénommé Fazenda Ponta dos Castelhanos. Ce fut la stupeur du coté des habitants de l´île et la panique générale à Cova da Onça… Tout le monde s´est alors mobilisé et préparé pour la réunion de présentation du projet qui s´est tenu en juillet 2014. Les concepteurs du projet ont formé une équipe de techniciens et estimé qu´en moins de deux heures la réunion serait bouclée et que les habitants applaudiraient l´arrivée de ces messies du développement. C´était sans compter sur la réaction des gens de la Tanière du Jaguar, qui, comme je l´ai expliqué en début de texte, sont toujours prêts à sortir leurs griffes en cas d´agression. La réunion a duré huit heures ! Les concepteurs du projet en sont sortis dépités et épuisés, le jaguar est un dur à cuire !

Par chance, ils ont à leurs cotés une avocate qui depuis son adolescence fréquente Cova da Onça, Mme Kassira, c´est elle qui juridiquement a réussi à faire bloquer tout le projet, aujourd´hui en suspend pour vice de forme dans tout le processus administratif. Elle a ainsi dénoncé le transfert de la concession dans l´aval de l´Union, puis la non présentation d´une véritable étude sur l´impact environnemental du projet, idem pour l´impact socio-culturel sur la communauté traditionnelle de Cova da Onça, qui dans son immense majorité s´oppose au projet et l´a fait savoir verbalement lors des réunions publiques qui se tiennent régulièrement depuis 2014.

Question : quelles sont les chances de faire avorter le projet ?

BG : elles existent, c´est une bonne chose, et cela malgré la puissance des investisseurs. Avec l´immensité de leurs fortunes et la longueur de leurs bras (de plus à quatre ça leur fait huit bras, comme une pieuvre !) ils parviendront sans doute à régler les questions administratives. Leur faiblesse en revanche c´est qu´ils sont des hommes publics, en tout cas pour les deux principaux que sont Armínio Fraga et José Roberto Marinho. Ils n´aiment donc pas qu´on les expose de façon négative, et c´est bien de ce coté là qu´il faut agir. Une dénonciation a été déposée sur des sites

comme Avaaz, c´est un premier pas. Il faut désomais faire du tapage médiatique, multiplier les actions, car si eux n´aiment pas le tapage les autorités non plus. Le pays est en crise, le gouvernement est fragile, il n´a pas besoin de nouveaux scandales. Mais il faut faire vite, car sur place des habitants de Cova da Onça commencent à recevoir des « petits cadeaux » de la part les sbires envoyés par les investisseurs, on  refait une toiture qui fuit, ou la devanture d´un bar, une façon d´acheter quelques personnes stratégiques pour faire basculer la communauté dans le doute et finir par la diviser. Car si le projet obtient l´aval des gens de Cova da Onça, tout basculera du coté des investisseurs, nous connaissons tous le vieil adage « diviser pour mieux régner. »

Plage de la Ponta dos Castelhanos

Plage de la Ponta dos Castelhanos

Question : ce projet est-il viable financièrement ?

BG : il y aura deux phases, la première se limite à la réalisation et à la commercialisation du projet. Pour le moment les associés ont acheté les terrains, pour 25 millions de Reais (8 millions de dollars) et ils investiront à peu près le même montant dans la construction du complexe. Une fois construit ils vont revendre les 69 parcelles de terrain ainsi que les bungalows et les pousadas à ceux qui les exploiteront, tout comme les infrastructures, marina, aérodrome, etc. De ce coté le risque est nul pour les investisseurs, tout se vendra.

La seconde phase est beaucoup plus incertaine, tous les complexes hôteliers de la côte de Bahia ont de grosses difficultés financières, certains sont de véritables éléphants blancs, comme par exemple celui de Sauípe, lui aussi construit dans une réserve naturelles dans les années 90, avec cinq grandes constructions de plus de 400 chambres, plus des pousadas, le tout loué à des grandes chaines hôtelière qui ont toutes quitté le complexe depuis. Là aussi il y avaient de grosses installations sportives, dont des terrains de tennis et un golf. Lá aussi on a puisé l´eau dans les nappes phréatiques et là aussi on a bouleversé le mode de vie des communautés environnantes. Et ce complexe de Sauípe est sur le continent, à seulement 1 heure de route de l´aéroport de Salvador. Qu´en sera-t-il pour Boipeba, une île difficile d´accès qu´il faudra rejoindre par les airs ?

Bien sûr, dans les projections et études de marché présentées par les concepteurs du projet Fazenda Ponta dos Castelhanos, c´est surtout le coté immobilier qui est mis en valeur, c´est à dire la vente des terrains et villas. Pour la partie touristique, pousadas et bungalows, un indice dans le projet nous met sur la voie, les concepteurs font leurs calculs sur un taux d´occupation moyen de 20%. S´ils se basent sur ce chiffre, qui est très en dessous du taux moyen d´occupation hôtelière de la région (50%), c´est qu´ils savent bien que le tourisme n´est pas en forme à Bahia (absence de politique touristique et mauvaise gestion, nombre de lits supérieur à la demande réelle, etc).

Au niveau touristique, la viabilité n´est donc vraiment pas acquise.

Question : à ton avis pourquoi ces investisseurs ont choisi ce site plus qu´un autre ?

BG : pour eux ce site n´en est qu´un parmi d´autres, comme je l´ai dit ils n´en sont pas à leur première expérience. Sans doute celui-ci est plus compliqué à « dompter », par le fait que ce soit une petite île dans une région encore peu développée où tout sera plus difficile, les travaux, l´approvisionnement, l´accès, etc. Mais c´est aussi un lieu exceptionnel de beauté et ces gens y sont sensibles aussi, ils pourront venir y faire leurs parties de golf et leurs courses de hord-bord, en y invitant tous leurs riches amis. Il faut s´attendre à de grandes fêtes sur place, des évênementiels, mariages, anniversaires et commémorations diverses. Le but des investisseurs est bien sûr de gagner de l´argent, mais aussi de profiter du site, car même si ce n´est pas dit dans le projet, il est évident que chacun d´entre-eux y aura sa villa et un quai pour son hord-bord.

Question : ta conclusion ?

BG : j´aimerai préciser que je n´ai rien contre les milliardaires ni les projets touristiques ou immobiliers quand ils sont construits en toute transparence, en respectant les lois, en évaluant honnêtement leur impact sur les populations et l´environnement. Il faut arrêter de faire n´importe quoi, il faut arrêter de croire, et de faire croire, que notre mode de vie à nous les gens des villes et autres bobos ou milliardaires, est le meilleur et le seul qui vaille la peine d´être vêcu. E ce titre l´histoire nous apporte pourtant la preuve permanente que notre arrogance et de notre vision égocentrique est destructrice. Nous ne devons jamais oublié que nous sommes des nuisibles pour ceux qui ne veulent pas de notre façon de vivre. Alors laissons en paix ce qui reste d´authentique, de pur, et de si fragile, que ce soient une communauté ou un coin de nature… et signons sur la pétition pour sauver Cova da Onça et Boipeba !

Pour le moment seulement en portugais :

https://secure.avaaz.org/po/petition/MUNDO_Ministerio_Publico_da_Uniao_ONGs_orgaos_do_Estado_da_Bahia_Protecao_as_questoes_ambientais_e_de_comunidades_tradic/edit/

1 Comment

  • Herz dit :

    Boipeda doit rester tel qu’il est……mais les investisseurs choisissent toujours les beaux endroits!
    Je souhaiterais créer une petite affaire au Pelourinho près du glacier Laporte en faisant des spécialités régionales françaises en « take away ».
    Pourriez-vous m’indiquer le mail de G. Laporte pour le contacter directement.
    Si vous êtes intéressé par mon projet, parlons-en.
    Bien à vous.
    Bernard

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