Un voyage au Brésil, pourquoi et quand ?

Quand partir au Brésil et pourquoi ?

On pourrait croire qu´il est facile de parler d´un pays que l´on habite. Et bien non, quand on y est comme moi, jusqu´au cou, c´est pas facile de se mettre à la place de ceux qui vont y venir pour la première fois. Il faut remonter le temps, se souvenir d´une époque où l´on était encore qu´un simple touriste, et surtout retrouver, après un tel chemin parcouru, les raisons qui nous y ont mené.

Alors voilà, je redeviens l´amateur de beaux voyages qui a choisi cette année le Brésil. Il a lu tous les guides, consulté les agences de voyages, puis bien sûr fait d´importantes recherches sur Internet. Normalement tout est bétonné, il n´y a plus qu´à boucler la valise.

Les bonnes saisons pour partir au Brésil
La bonne saison a été choisi, c´est à dire pas le sud en hiver (en gros on y évite d´avril à août), pour les autres régions le Brésil est clément, on peut y aller toute l´année. Ça c´est pour la météo. Pour l´ambiance, si on est plutôt pépère et pas très plage, les mois hors saison touristique, septembre, octobre, novembre et mars, avril, mai et juin (sauf dans le sud), sont des mois parfaits. On peut se déplacer dans le pays sans trop d´encombrements, les hébergements et les billets d´avions sont moins chers. Il y a donc des avantages. Mais bien sûr, pour découvrir le vrai visage du pays et de son peuple, l´été est incontournable (de décembre à fin février). Les plages s´animent, les nuits aussi, et l´ambiance festive et bon enfant s´échauffe jusqu´au carnaval. Après, la ferveur redescend, jamais jusqu´au ras des pâquerettes, mais quand même on sent une cassure, quelque chose entre la grosse fatigue et le manque d´envie de reprendre l´année. Car le carnaval, qu´on ne s´y trompe pas, est le vrai nouvel an brésilien. N´essayez jamais d´entreprendre quelque chose d´important en été, on vous dira qu´il vaut mieux remettre ça pour après le carnaval.

quandpartir

Les ambiances, bien entendu sur une telle étendue (presque 17 fois la France) rien n´est uniforme. Que ce soit à Rio, à Bahia ou ailleurs, les fêtes changent, c´est normal, il n´y a pas un Brésil mais plusieurs. La constante c´est quand même de passer ses soirées à siroter des bières bien fraîches et écouter de la musique bien fort. Ça on le retrouve du nord au sud, les bars, les paillotes de plage et les terrasses de café foisonnent, souvent très simples, le Brésilien n´a besoin d´aucune sophistication pour faire la fête, un coin de rue suffit, des chaises plastique sur un trottoir, un coffre de voiture qui crache des mégatonnes de décibels, peu importe, du moment que la bière est fraîche et qu´il y a beaucoup de bruit c´est le bonheur.

Après quelques soirées à ce rythme, le touriste, qui lui n´a pas que ça à faire, doit reprendre la route. S´il a envie d´un bain de nature et de s´éblouir de ses merveilles, il sera servi. Les paysages, là aussi, sur une telle étendue sont très diversifiés, mais attention, les distances sont tellement énormes qu´on risque de rater l´essentiel à vouloir trop en faire. Je conseille donc d´y aller doucement, un peu de forêt tropicale sur la côte au sud de Rio, des criques, des plages et des îles presque désertes, en gros sur tout le littoral, mais plus facile d´accès depuis les grandes villes. Puis il y a tout le nord et l´ouest, l´Amazonie et le Pantanal (Mato Grosso), à faire en bateau quand on a le choix.

Ce pays est presque à l´infini, alors il ne faut pas être trop gourmand et savoir s´arrêter, sinon on s´épuise. Il ne faut pas non plus trop fantasmer, attention on écoute pas de la Bossa Nova à tous les coins de rue, c´est même, disons-le, démodé. Il n´y a vraiment que les gringos pour rechercher ça, ou alors d´irréductibles nostalgiques et intellos, qui se réunissent dans des bars bien ciblés. La Samba (attention ici ce mot est masculin) par contre est toujours d´actualité, mais là encore ce n´est pas celle du carnaval. La Samba s´est démultipliée et a évolué en des tas de rythmes qui n´ont souvent pas grand chose à voir entre eux. Alors qu´on ne se fasse pas d´illusion, les décibels dans les coffres de voitures au coin de la rue ce ne sera pas de la Bossa Nova, mais plutôt du Pagode, du Arrocha, du Funk, de vraies dérives ! Le petit peuple apprécie aussi aussi le Sertanejo, une espèce de Country local chanté par des petits cows-boys du Sertão, les paroles sont à l´eau de rose, la complainte est toujours la même, et on ne rigole pas, c´est le style de musique qui se vend le mieux dans le pays.

Fort heureusement on peut quand même éviter tout ça et trouver un bar sympa avec de la musique sympa et qui sert autre chose que de la bière. Ouf ! Ce serait dommage avec autant de fruits tropicaux de passer à coté des cocktails succulents, dont la fameuse caipirinha. Ça tout le monde connait, c´est le cocktail à base d´alcool de canne et de citrons verts. Et qu´on le sache, la caipirinha est aussi presque devenue une boisson de gringo, les Brésiliens lui préfèrent des variantes avec d´autres fruits et d´autres alcools, comme la vodka, et même le sakê depuis peu.

Pour finir, il fait savoir que le Brésil est un pays développé et occidental, rien n´y est vraiment pittoresque, c´est un pays moderne où tout fonctionne à peu près normalement. Ce qui fait son charme c´est justement que malgré tout ça le pays ne se prend pas au sérieux. D´une façon générale les gens sont cools, serviables, souriants, simples, ils n´aiment ni les choses compliquées ni les contraintes, ils n´essaient jamais d´expliquer les choses, c´est comme ça. Et surtout il faut vivre l´instant. On ne remet jamais à demain un plaisir qu´on peut vivre tout de suivre, si petit soit-il. Et puis enfin, ici il faut toujours compter sur l´imprévu, sur le magique, rarement les choses se font et se terminent comme on avait prévu, mais sous cet apparent chaos, se dégage une énergie qui fait marcher le pays, et finalement plutôt bien.

La patience et le sourire sont donc des atouts essentiels pour réussir son voyage au Brésil. Le reste c´est « tudo bem » (tout va bien)…

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