Le Centre-Ouest du Brésil

L´attrait touristique principal de cette région est le Pantanal, situé dans les Etats du Mato Grosso du nord et du sud. Il s´agit d´une réserve naturelle formée par une vaste étendue de zones marécageuses. Cette région est aussi le front pionnier du Brésil, des terres nouvellement occupées où l´on pratique l´agriculture et l´élevage extensif de bétail (zébus). Les deux principaux points de départ pour le Pantanal sont les villes de Cuiaba et Campo Grande, villes par ailleurs sans intérêt touristique.

On partage en général le Pantanal en deux zones géographiques, le nord et le sud. Mais il faut savoir que le Pantanal est spectaculaire partout. Ce qui détermine le choix d´une zone, ce sont les hébergements. On en trouve de très confortables, peu nombreux et souvent complets, puis d´autres plus basiques. Les visites, ou excursions sont en général organisées par l´hébergement, et de toute façon on ne peut guère faire autrement.
Quant à la faune du Pantanal, si on voit peu d´animaux en Amazonie, ici en revanche c´est un festival, caïmans pas milliers, aras, toucans, Jabirus (grands échassiers), cabiais (ou capivara, le plus gros rongeur du monde, pouvant atteindre 25 kg), cerfs, loup à crinière, jaguars, etc.

Ce que j´en pense – Ce qui me semble le plus intéressant dans le Pantanal c´est de pouvoir découvrir, tout autant que sa faune, son mode de vie, en liaison directe avec cet environnement unique. Pour cela la partie sud (à partir de Campo Grande) est plus riche en diversité (et en hébergements), on peut y partager le quotidien des fermiers, se baigner dans des eaux limpides où pullulent les poissons (à Bonito) et bien sûr y faire les sorties en pirogues, ou à cheval, pour observer la faune. La meilleure époque pour cela c´est la saison sèche, qui s´étend plus ou moins de mai à août. Les marécages étant presque asséchés, tous les animaux se retrouvent autour des points d´eau, il est donc très facile de les voir et de les photographier.
Enfin, il faut prévoir au moins 4 à 5 jours dans le Pantanal pour effectuer un séjour qui vaille la peine.

2 Comments

  • Pierre-Jean Cadot dit :

    Bravo pour ce site que je viens de découvrir et pour les articles régulièrement publiés.
    Ils me rappellent mon expérience brésilienne à Fortaleza en 1976-1978, les viajantes du Ceara parcourues pendant les week-end, la côte parcourue à pied, 4×4 et bateau de Camocim à Sao Luis, la découverte des gens du sertao etc…
    Il y avait alors encore une vraie culture sertaneja. J’espère que c’est encore le cas. Je n’ai pas connaissance de reportage en français sur le sujet. Y avez-vous déjà songé ? Bien que je ne suis pas du métier, j’ai toujours pensé un jour produire une série de reportage sur ces cultures intermédiaires qui se sont développées en marge dans des zones difficiles d’accès. La culture du sertao en est un archétype.

    A la recherche d’un village de pêcheur où venir passer quelques mois par an, l’île d’Ibapoa a retenu mon attention. Savez-vous s’il est possible de louer à l’année une maison, de l’acheter ou d’en construire une ? Le meilleur avenir qu’on peut lui souhaiter est que des personnes extérieures s’y investissent dans le respect des iliens et du milieu naturel. Ce peut être une barrière aux projets touristiques dont les villageois deviendront des obligés.

    • Bruno dit :

      Merci Pierre-Jean pour votre commentaire et ces bons souvenirs du nordeste. La culture sertaneja actuellement est surtout connue et banalisée par le courant musical du même nom (j´ai d´ailleurs publié un texte sur ce sujet sur ce blog). Pour le reste, elle disparait peu à peu, c´est indéniable. Mais les gens du Sertão sont suffisament rudes et résistants, il y a donc des particularités très enracinées qui tiennent bon, comme la cuisine, les fêtes, les rodéos, etc.
      Pour l´île dont vous parlez, j´imagine qu´il s´agit de Boipeba. Dans ce cas effectivement il est possible d´y louer, d´acheter et d´y construire une maison, il n´y a un choix immense car le lieu est assez préservé et limité en possibilités, mais c´est possible d´y trouver quelque chose.
      Encore merci pour votre commentaire et votre participation, et peut-être à bientôt dans le Sertão !

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