Mon expérience amazonienne

J’adore les forêts, elles m’ont toujours fasciné, alors forcément, l’Amazonie est un vieux rêve.

J’avais à l’esprit des images de forêt impénétrable où l’on avance à coup de machete pour se frayer un passage au beau milieu des lianes, des orchidées et des plantes carnivores, des arbres gigantesques où s’ébattent des hordes de singes brailleurs et d’où s’envolent des papillons et des perroquets multicolores ! Le tout bien sûr dans une brume mystérieuse où l’on peut à chaque instant se retrouver nez à nez avec un jaguar sanguinaire ou un anaconda géant capable d’avaler un boeuf ! Car il y a toujours un peu de tout ça dans la jungle de nos fantasmes.

Souvent je me suis demandé si les premiers explorateurs n’en avaient pas un peu rajouté avec leurs récits. Puis bien sûr des agences de voyages peu scrupuleuses ont exploité le filon. A moins qu’elles aussi n’y aient cru, allez savoir…

Une chose est certaine, mon premier contact avec l’Amazonie brésilienne m’a déçu. Ceci dit, la belle jungle amazonienne, celle de films comme « La forêt d’émeraude » existe, je l’ai vu (ouf !), ce n’est pas seulement un mythe. Mais ce n’était pas au abords de Manaus, de Santarem ou de Belem, c’était en forêt non inondable, ou d’altitude, donc hors du bassin de l’Amazone. Une jungle difficile d’accès.

Il m’a donc fallu repenser l’Amazonie avant d’y retourner à Manaus et à Belem. Tout d’abord, j’ai appréhendé l’Amazonie non plus comme un univers de forêt, mais comme un univers d’eau. Car c’est là que tout se passe. Tout est dans l’eau, sur l’eau et au bord de l’eau. L’Amazonie se navigue, on oublie la machete, on prend un bateau, une pirogue, des hameçons et un slip de bain. Et là on vit cet univers d’eau, c’est depuis l’eau qu’on a les plus beaux paysages et la plus belle végétation, celles des berges et des igarapês (voix d’eau). Et croyez-moi on en revient comblé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *